Histoire

Sur le site historique de l’ancien aéroport Casa-Anfa

Anfa Park est conçu autour de la piste d’atterrissage de l’ancien aéroport Casa-Anfa qu’il reprend à son endroit initial. Il s’inscrit ainsi dans l’histoire de ce lieu mythique.

L’aéroport civil Casa-Anfa a été construit dans les années 1910.

Vue aérienne du camp et de la piste d’atterrissage, longue de 1400 mètres
Piste de l’aéroport Casa-Anfa

L’extrémité nord de la piste était marquée par le chiffre « 21 » qui a été reproduit à l’identique à son emplacement d’origine à Anfa Park. A l’extrémité sud se trouvait le chiffre 03. La piste, inclinée de 30 degrés par rapport à l’axe nord-sud de la terre (30, 210) constituait une escale pour la ligne reliant Paris et l’Europe à la côte ouest de l’Afrique et à l’Amérique Latine. L’aéroport Casa-Anfa était ainsi un point-relai majeur pour la ligne de l’Aéropostale. Avec l’Aéropostale, la compagnie Latécoère couvrait l’axe Toulouse-Saint Louis (Sénégal), transportant des centaines de milliers de courriers et permettait même à des privilégiés de voyager à bord. C’est à ce moment que le Camp Cazes devient peu à peu une véritable aérogare et prend le nom d’aérodrome d’Anfa.

Avion de la flotte  »Latécoère » utilisé pour le transport du courrier et de quelques passagers
Les premières installations du Camp Cazes. Des hangars civils et militaires abritent la maintenance et les ateliers

Entre 1919 et 1933, l’aérodrome d’Anfa est une étape importante dans l’acheminement du courrier de l’Europe vers l’Afrique et, plus tard, jusqu’en Amérique Latine. Quelques aviateurs pionniers s’y sont arrêtés, notamment Jean Mermoz, Antoine de Saint-Exupéry, Henri Guillaumet ou encore Paul Vachet. Le site de l’aéroport Casa-Anfa se développe dans les années 1930 par la construction d’un bloc technique, d’une aérogare et d’un immense hangar, autour du bâtiment abritant le commandement des opérations.

Pendant la seconde guerre mondiale, le site devient, par une logique historique, exclusivement un camp militaire. Il est même le théâtre d’affrontements armés entre l’Alliance et l’Axe. Une période tragique qui n’empêche pas le site de renaître de ses cendres. En janvier 1943, la conférence d’Anfa réunit le président américain Franklin Roosevelt, le premier ministre britannique Winston Churchill, et les généraux de la France Libre, Henri Giraud et Charles de Gaulle. Pour se rendre à Casablanca, en ce temps de guerre, le moyen le plus sûr est l’avion. Roosevelt est ainsi le premier président de l’histoire américaine à se déplacer en avion dans l’exercice de son mandat. Un voyage historique qui s’achève sur le tarmac de l’aérodrome d’Anfa.

À la fin de la seconde guerre mondiale, le Camp Cazes se transforme en un vaste complexe aéroportuaire. Ce n’est plus un simple camp, mais un port aérien, qui devient avec le temps une vraie base militaire, et néanmoins le principal aérodrome civil de Casablanca. Le site est la plaque tournante du trafic aérien national et dessert des destinations au Maroc et à l’étranger.

Dans les années 1970, l’ensemble des activités techniques et d’exploitation de l’aéroport Casa-Anfa est transféré vers celui de Nouaceur.

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